Un lieu chargé d'histoire

Dans le parc, sur la rive droite du Cosson, la présence du menhir des Grotteaux atteste d’une présence humaine très ancienne.

Le château actuel a été construit en 1620 par Guillaume Ribier sur des fondations plus anciennes comme l’attestent les très belles caves voutées. 

Le roi Louis XIII appréciait particulièrement ce haut magistrat blaisois, député du Tiers.

Il lui proposa par trois fois un poste de ministre, notamment lors d’une visite aux Grotteaux avec Richelieu au retour du siège de La Rochelle en 1628. 

 


Les caves voutées du château


Portrait de Guillaume RIBIER attribué à Philippe de Champaigne, cheminée du château des Grotteaux

Les Grotteaux, écrin de la fabuleuse bibliothèque de Guillaume Ribier

Guillaume Ribier a toujours refusé ce poste, privilégiant ses fonctions locales, la douceur de vivre des Grotteaux et surtout ses deux passions : l’écriture (notamment ses « mémoires d’Etat ») et la collection de livres.

« Sa bibliothèque -aujourd’hui le grand salon du château- qui rassemblait environ 3500 livres était l’une des plus importantes d’Europe. »
Colette Beaune

Guillaume Ribier est à l’origine de la réconciliation entre le roi Louis XIII et sa mère Marie de Médicis.

Il la rencontrait très régulièrement pendant son exil à Blois.

Les arbres de l’empereur

En 1760, la famille de Lenfernat, alors propriétaire des Grotteaux, agrandit la demeure par la construction d’un pavillon attenant au bâtiment d’origine.

Durant le directoire, Charles-Joseph Bagieu, régisseur des vivres de la grande armée, ami de Napoléon Bonaparte et passionné de botanique, construit l’orangerie.

L’empereur lui fit parvenir des graines et des plants rapportés par une mission de botanistes de retour de Louisiane en lui demandant de les acclimater dans le parc du château des Grotteaux. C’est ainsi que l’on peut y admirer, le long de la rivière, les plus beaux arbres d’automne : les cyprès chauves (Taxodium).

Le château est classé à l’inventaire des monuments historiques depuis 1954 et son parc depuis 1997.